Mise au vert

Préparation en vue de la MLS!

Il y avait un match

IL Y AVAIT UN MATCH

La fin de semaine dernière, il y avait un match. Enfin, plusieurs. C’était une fin de semaine, c’est normal. Mais je voulais regarder le Toronto FC contre le Dynamo de Houston (en différé; j’enregistre toujours les matchs que je veux couvrir pour pouvoir utiliser ma touche REW, qui commence déjà à sentir comme mon pouce) et en faire un compte-rendu le lendemain.

Marque finale : 2-1. Joao Plata, Maicon Santos et Lovel Palmer.

Voilà qui est fait.

La fin de semaine dernière, il y avait aussi la fête des mamans. La mienne habite loin de chez moi. Plus ou moins 500 kilomètres en fait; elle demeure toujours à Chicoutimi, où elle m’a donné la vie. Elle a 57 ans et est mère depuis 25 ans maintenant. Ceux qui sont forts en mathématiques comprendront alors pourquoi Carlos Tévez porte ce numéro; c’est un hommage à ma maman (pas qu’on lui ait demandé quoi que ce soit, cela dit).

J’ai appelé ma maman, et on a parlé. Puis je n’ai plus vraiment eu envie de faire le compte-rendu.

Il y a presque 14 ans maintenant, on m’a opéré. J’ai donné la frousse de leur vie à mes parents. Je n’ose imaginer ce que ce doit être, regarder son enfant partir pour la salle d’opération sans qu’il sache réellement ce qui lui arrive – on devait m’opérer un lundi; le docteur m’a proposé le jeudi d’avant de passer sous le bistouri le vendredi à la place, et je n’ai même pas réfléchi avant de dire oui. Quel petit inconscient j’étais. Je m’entends redire cela et je grince des dents.

C’était une tumeur bénigne au cerveau. Pas de cochonnerie de cancer ou rien. Mais ça demeurait une opération de cinq heures au cours de laquelle mes parents allaient espérer que leur petit coco s’en sorte sans séquelle. Les mauvaises langues diront que le neurologue a raté son coup, mais scientifiquement parlant, tout s’est passé parfaitement.

Je me souviens que ma chambre, dans laquelle je suis resté une semaine, permettait d’admirer (c’est peut-être un grand mot) le stade de l’Université McGill. Celui des Alouettes, quand ils ne jouaient pas encore dedans. Je crois me rappeler qu’un après-midi, une équipe de foot quelconque s’entraînait ou jouait dans le stade, je ne sais trop. C’était peut-être le début d’une passion. Je ne saurai jamais.

La fin de semaine dernière, j’ai appelé ma maman, et on a parlé. Puis je n’ai plus eu envie de faire le compte-rendu.

Elle m’a dit qu’elle avait un ennui de santé qui donne la frousse. Rien pour s’inquiéter, qu’elle m’a dit. Mais il y avait de quoi frissonner quand même. Rester bête. Elle ira bien. Mais j’aurai quand même eu un haut-le-cœur.

La fin de semaine dernière, il y avait un match. Et il y en aura d’autres la fin de semaine prochaine. Mais ce n’est que du football.

Je participe cette année au Défi Têtes rasées de Leucan, qui se veut un geste de solidarité envers les enfants atteints de cancer. Pour contribuer à ma campagne personnelle et encourager l’organisme, vous pouvez consulter le http://www.defileucan.ca/Participant.aspx?id=22186.

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