Mise au vert

Préparation en vue de la MLS!

Toronto c. Kansas City

Toronto FC c. Sporting Kansas City

L’IMPACT DOIT JOUER CHEZ LUI AU PLUS TÔT

J’en conviens. À première vue, le surtitre n’a pas vraiment de rapport avec le titre. Aucun à vrai dire. Suivez-moi, tout ira bien.

Alors, en ce qui a trait au match : verdict nul soporifique de 0-0. Kansas City aurait pu l’emporter si les attaquants avaient été plus précis et incisifs en contre-attaque (Ryan Smith m’a tout de même impressionné), Toronto a désespérément besoin d’un véritable créateur en milieu de terrain, la défensive torontoise n’est décidément pas excellente balle au pied et les Reds auraient dû marquer en toute fin de match. Voilà. Vous trouverez également la fiche du match au bas de la page, comme d’habitude.

Voici maintenant venir le lien entre le surtitre et le titre. Attention.

Le calendrier du Sporting Kansas City est d’une absurdité sans nom.

En effet, le club du Kansas (ou du Missouri… enfin, il a joué des deux côtés de la frontière) a été forcé de jouer ses 10 premiers matchs à l’étranger parce qu’il a presque un stade. Vrai, le CommunityAmerica Ballpark accueille depuis 2008 les matchs de ceux qui portaient autrefois le nom de Wizards, mais comme le dit son nom, c’est un parc de base-ball. Nous avons tous horreur des matchs de foot qui se jouent dans un stade de balle, pas vrai? Après tout, on ne joue pas au hockey sur un terrain de tennis (mais on joue au tennis dans le métro)!

La raison de cette aberration est fort simple : le SKC inaugurera, ce jeudi, son tout nouveau LIVESTRONG Sporting Park, un stade de 18 500 sièges destiné au foot et aux journées mondiales de la prière. En soi, la construction d’un nouveau stade est loin d’être une mauvaise idée. Soyons francs, qui s’ennuie du centre Claude-Robillard? Qui plus est, le commanditaire principal, LIVESTRONG, n’en est pas vraiment un. L’organisme et le Sporting Kansas City ont plutôt signé un partenariat en vertu duquel le club versera à la fondation de Lance Armstrong 7,5 millions de dollars sur 6 ans. De quoi doper les coffres.

Or, à Kansas City, la dernière crise financière s’est notamment traduite par des retards dans la planification d’un grand développement commercial, dont la pièce maîtresse devait être le nouveau stade. Touchés par la crise, les responsables de ce grand projet ont demandé de nouveaux fonds à la Ville, qui les lui a refusés. Irrités par ces retards, le promoteur du projet de stade et le club se sont mis à la recherche d’un nouvel emplacement, ce qui s’est conclu par l’approbation, le 19 janvier 2010, du versement de fonds par le comté de Wyandotte en vue de la construction du LIVESTRONG Sporting Park à Kansas City, au Kansas, et non dans son homonyme du Missouri (je m’y perds, moi aussi).

Il va de soi que de telles péripéties ont empêché les camions et les grues de sortir du garage pendant deux ou trois éternités, et la construction du stade n’aura donc commencé que le 20 janvier 2010, 14 mois à peine avant le début de la saison 2011. La perspective de terminer les travaux à temps pour le début de celle-ci a rapidement été reléguée aux oubliettes, d’où le long séjour à l’étranger du Sporting.

Or, le Sporting n’est pas le Galaxy de 1998, par exemple, qui avait remporté 13 de ses 16 matchs sur les pelouses adverses. Trois jours avant son premier match dans son nouveau stade, les Kansassois les Missouriens les footballeurs de Kansas City ne peuvent se vanter que d’un dossier d’une seule victoire et de six revers, pour trois matchs nuls. Oui, 6 petits points sur une possibilité de 30. Il y a là un manque à gagner considérable, surtout si on considère que depuis les débuts de la MLS, les équipes qui jouent à l’extérieur récoltent en moyenne 1,06 point par match, et on est ici à 0,6. En guide de comparaison, le Fire de Chicago, en 2006, s’était retrouvé dans le même genre de situation. Attente d’un stade, neuf matchs chez l’ennemi, bla bla bla. Résultat : 10 points sur une possibilité de 27, soit 1,11 point par match.

Non, une fiche peu enviable à l’étranger n’est pas synonyme d’échec monumental. Après tout, en 2009, le Real Salt Lake avait remporté la Coupe de la MLS alors qu’il avait été battu lors de 11 de ses 15 rencontres de saison régulière à l’étranger. En revanche, le RSL affichait un rendement plus que respectable à la maison cette saison-là, au cours de laquelle a commencé sa fameuse série de 29 matchs sans défaite chez lui.

L’Impact n’attend pas son nouveau stade, qui sera rénové à temps. Or, il y a lieu de se demander si le calendrier de la MLS prévoira une longue séquence de matchs à l’étranger pour le club montréalais, en raison du climat bien sûr. De deux choses l’une : soit l’Impact joue au moins cinq matchs à l’extérieur en début de saison et connaît de pires débuts de saison encore que ceux auxquels il nous a habitués, soit Montréal apprend à utiliser le climat à son avantage. Oui, il fait froid en mars. Mais ça n’a jamais empêché les Russes de jouer au football.

Dans le pire des cas, trois matchs à l’extérieur en début de saison. Pas plus. Cela nous mène au début du mois d’avril, alors que la température moyenne à Montréal oscille autour du point de congélation. On est loin des grands froids de février ou mars, et qui sait, cela pourrait rendre le FC Dallas ou les Earthquakes de San Jose un peu moins énergiques! En plus, j’ai de nouvelles bottes d’hiver à étrenner, et les Montréalaises sont jolies avec les joues rouges.

Bref, tout pour éviter un long voyage. Merci pour moi.

Après ce long périple hors de chez lui, le Sporting Kansas City doit maintenant revenir dans la course aux séries. La période cruciale : du 23 juillet au 10 septembre. Neuf matchs à Kansas City, au Misso… au Kans… aux États-Unis. Ce sera l’occasion de se reprendre, mais aussi une lourde tâche. Il ne faut pas se leurrer : il est plus simple de répartir un mauvais dossier à l’extérieur sur toute une saison que de le concentrer au début de celle-ci, alors que la confiance se gagne.

Et qu’était-il arrivé au Fire en 2006, me demanderez-vous? Ils se sont qualifiés pour les séries. Et ils ont perdu en quarts de finale sur penaltys… dans le confort de leur domicile. Ô! ironie…

Toronto FC – 0
Frei, Eckersley (Gargan, 76e), Harden, Attakora (Henry, 89e), Borman, Tchani, Sturgis, Yourassowsky, Martina, Maicon Santos, Plata (Soolsma, 67e).

Sporting Kansas City – 0
Kronberg, Harrington, Collin, Besler, Myers, Smith, Arnaud, Zusi (Diop, 85e), Rocastle (Sassano 60e), Bravo, Bunbury (Sapong, 88e).

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