Mise au vert

Préparation en vue de la MLS!

New York c. Nouvelle-Angleterre

Red Bulls de New York c. Revolution de la Nouvelle-Angleterre

COMMENT NE PAS PRENDRE UN PENALTY ET AUTRES DIVERTISSEMENTS

 

Un match distrayant au Red Bull Arena s’est soldé, ce vendredi, par une victoire de 2-1 des hôtes sur le Revolution de la Nouvelle-Angleterre qui a ainsi encaissé sa quatrième défaite consécutive par un seul but. La pire attaque de la MLS a donc poursuivi sur sa lancée, non sans avoir donné une bonne frousse à la troupe de Hans Backe. Les Red Bulls se retrouvent ainsi en tête de la conférence de l’est à égalité avec l’Union de Philadelphie, accroché aujourd’hui par Salt Lake City (1-1).

1re mi-temps

New York a commencé la rencontre de belle façon, alors que Luke Rodgers a raté une belle chance dès la 25e seconde. Cette action a donné le ton au match, qui ressemblait parfois à une comédie d’occasions ratées, mais qui était très agréable à regarder d’un point de vue neutre.

La 17e minute s’est avérée la minute-type de ce match : un coup franc tiré par le Revolution s’est traduit par une reprise de volée quelque peu brouillon; le ballon a longé la ligne du but, puis passé le deuxième poteau sans jamais quitter le terrain. Les Red Bulls ont ensuite lancé une contre-attaque dangereuse qui s’est pourtant terminée par une interception un peu maladroite. Bref, du beau n’importe quoi, mais pour une raison obscure, il y avait de quoi y prendre du plaisir.

Le match a failli changer du tout au tout à la 33e minute alors que Stephen Keel a fauché Rajko Lekic dans la surface de réparation. Cette action a fait bien mal paraître la défensive new-yorkaise qui, au lieu de créer le hors-jeu, a fait preuve d’une compréhension bien mince (on y reviendra). But facile sur penalty? Pas vraiment.

Selon le très intéressant livre How to Score de Ken Bray, 28 % du filet constituent une zone « imparable » lorsque le gardien occupe sa position de base, c’est-à-dire en plein centre, sur sa ligne. Bien entendu, il faut être en mesure d’atteindre cette zone lorsqu’on tire le penalty, mais en toute logique, deux endroits doivent être évités à tout prix : la hauteur des hanches, à un mètre à la gauche ou à la droite du gardien. Si le gardien se lance du bon côté, il arrêtera le tir presque à coup sûr puisqu’il n’aura qu’à lever le bras s’il s’est dirigé vers le coin inférieur du filet. S’il vise le haut de sa cage, le ballon le frappera au bas du corps

Je vous laisse deviner ce que Shalrie Joseph a fait. Vous avez deux chances.

Ce penalty aurait pu changer la donne pour les joueurs du Revolution, mais il a plutôt réveillé leurs adversaires. À la 37e minute, Thierry Henry a créé le premier but new-yorkais après une course opportune dans la surface. Le Français a centré le ballon, qui a buté contre le pied du défenseur Ryan Cochrane. Le gardien Matt Reis n’a rien pu faire, 1-0 Red Bulls.

2e mi-temps

Ce même Henry a doublé l’avance des siens à la 50e minute en déjouant habilement le pauvre Cochrane, qui n’a vraiment pas connu un grand match. L’ancien Barcelonais a reçu un ballon derrière la défensive, à gauche, et semblait revenu dans les rues de Les Ulis tant ça lui a semblé facile. 2-0, l’affaire est ketchup.

Pas si vite.

À peine quatre minutes plus tard, Zak Boggs a réduit l’écart en reprenant en demi-volée un centre parvenu de la gauche. Il s’agissait là du début d’une grande période de possession pour le Revolution, qui a souvent menacé le but de Greg Sutton, qui a notamment été forcé par Kenny Mansally à faire un excellent arrêt à la 59e minute.

Les Red Bulls ont encore eu chaud à la 72e alors que Jan Gunnar Solli a semblé regarder une jolie fille dans les estrades en passant le ballon en retrait. Mansally, encore lui, a tenté de profiter de cette erreur (c’en est une quand on joue au foot, comprenez-moi bien), mais a complètement raté son tir (comme dans je-louche-et-j’ai-l’impression-que-le-ballon-est-une-dizaine-de-centimètres-plus-à-gauche).

Le Revolution a bien cru égaliser à la 87e minute, mais l’assistant-arbitre a logiquement signalé le hors-jeu.

En somme, une victoire un peu à l’arraché pour les Red Bulls, mais ils seront heureux de prendre trois points dans un de ces matchs où leur défensive est décimée par la Gold Cup. Les joueurs de la Nouvelle-Angleterre, pour leur part, seront sans doute encouragés par le nombre d’occasions franches dont ils ont pu disposer.

Gold Cup, ouf!

Cinq. C’est le nombre de partants que doit remplacer Hans Backe pendant la Gold Cup, l’équivalent de l’Euro ou de la Coupe d’Afrique des nations pour la zone CONCACAF (Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes).

Voilà l’un des effets pervers de cette compétition, qui a lieu alors que la saison bat son plein en MLS. Méchante CONCACAF.

Vraiment?

Non. La MLS est la seule ligue, parmi celles des pays participant à la Gold Cup, dont les activités se poursuivent actuellement. Belle aberration.

Je sais. Notre climat ne nous permet pas de jouer selon le calendrier de la plupart des ligues, et la MLS se ferait manger tout rond par le football-qui-se-joue-avec-un-casque-mais-sans-les-pieds à la télévision. N’empêche, il y a quelque chose de bizarre là-dedans qui nuit à la ligue et qui pourrait y nuire davantage encore.

Imaginez si le calibre de la MLS continuait de s’accroître. S’il fallait que la plupart des partants, dans toutes les équipes, soient des internationaux de la zone CONCACAF. Quelle ligue de piochons on aurait pendant quelques semaines, tous les deux ans!

La défensive des Red Bulls, sans Rafael Marquez, y goûte. Tout au long du match de vendredi, les défenseurs ont ressemblé à quatre poules sans têtes, sans cohésion entre elles. Dans certaines circonstances, on aurait même pu remplacer les défenseurs par quatre vraies poules, et le résultat aurait pu être acceptable. Si c’est ce qui nous attend si mon scénario catastrophe se réalise… ouf! Qu’on commence à entraîner les poussins!

Mais bon, rien ne sert de tirer la sonnette d’alarme pour l’instant. Lors de la Gold Cup 2007, 9,3 % des joueurs provenaient de la MLS. En 2009, ce pourcentage est passé à 12,2 %. Cette année?

11,2 %. Tranquille.

Le temps nous dira si j’ai raison. Pour l’instant, profitons du tournoi et espérons que les matchs de MLS seront aussi intéressants que New York-Nouvelle-Angleterre.

… Tiens tiens, Toronto perd à Los Angeles.

***

Anecdote savoureuse de recherche pour ce billet : selon le site de la FIFA, le Championnat de Grenade de football devrait être en cours à l’heure actuelle. Or, aucun résultat n’a été publié en mai et en juin, et le dernier match joué dans cette ligue remonte au 23 janvier 2011. Les autres ont été remis…

***

2012 s’en vient. Pas parce que l’Impact va dévoiler son commanditaire de maillot. Mais non. Parce que mon billet de saison est renouvelé. ÇA, ça sent 2012.

***

Ça va aller.

Red Bulls de New York – 2 (Cochrane c.s.c., 37e, Henry,50e)
Sutton, Solli, Mendes, Keel, Miller, Ballouchy, Tainio, Lindpere, Da Luz (Rooney, 84e), Rodgers (Hertzog, 65e), Henry.

Revolution de la Nouvelle-Angleterre – 1 (Boggs, 54e)
Reis, Alston, Cochrane, Soares, Domi, Boggs (Nyassi, 85e), Phelan (Mansally, 56e), Joseph, Dabo (McCarthy, 20e), Tierney, Lekic.

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