Mise au vert

Préparation en vue de la MLS!

Love Shack Baby

LOVE SHACK BABY

Can you name, name, name, name them today
Can you name, name, name, name them today
Can you name, name, name, name.
– The B-52s, 52 Girls

Il y a quatre jours, pendant que de l’autre côté de la frontière, les États-Uniens se gavaient de dinde, côtes levées et autres raisons de tuer un mammifère, ici, à Montréal, les B-52s recouvraient la rue Jeanne-Mance de monde et de leur rock (lobster). Je n’allais quand même pas rater ce rendez-vous; si la tendance se maintient, ils reviendront dans les environs de l’an 2040. Et à l’âge de 54 ans, je n’aurai plus la même patience qui m’a fait assister à ce spectacle à la hauteur de la rue Sainte-Catherine – la scène avait été érigée au coin de rue suivant.

Soyons francs, je n’assistais à ce concert que pour une raison : pouvoir dire qu’une fois, dans ma vie, j’ai vu les B-52s jouer Love Shack en spectacle. Que ça. Voyez-vous, si par malheur vous vous retrouvez dans le même bar à karaoké que moi, il est presque assuré que je vous demanderai de chanter un duo sur cette pièce d’anthologie avec moi ou, pire encore, que vous m’entendrez commettre ledit duo.

Il va de soi que vous n’en sortiriez probablement pas vivants. En tout cas, oubliez le boulot le lendemain.

Bref, je me présentais sur la Place des festivals en touriste. Les B-52s sont arrivés sur scène en chantant… je ne sais pas. Puis il y a eu une blague sur le fait que nous étions le 4 juillet. Puis il y a eu une chanson qui s’appelait Mesopotamia. Je le sais, parce que Fred Schneider a dit plusieurs fois le mot Mesopotamia.

Enfin, j’ai reconnu une chanson lorsque j’ai entendu Roam. Qui m’a semblée beaucoup moins entraînante que lorsqu’on la joue à Rock Band. Ce doit être le bruit des baguettes sur la batterie en caoutchouc.

Après un peu plus d’une heure, Fred a présenté les musiciens, puis la blonde et la rousse ont présenté Fred, puis LOOOOOOOOOOOOOVE SHACK. Enfin, le monsieur devant moi, qui me prouvait que la saison des gens qui dansent mal en public sans s’en rendre compte était revenue, n’était plus une distraction mais une partie du décor. C’était toujours aussi peu élégant, mais bon sang, j’arrivais à m’en balancer pour une fois.

Ces quatre minutes ont passé vite. Puis, nous sommes partis. Avant le rappel. Mais j’ai entendu Planet Claire au loin.

Et j’ai eu une pensée pour l’Impact. Pour certains partisans, du moins.

J’ai vécu un bon moment au spectacle. J’ai passé une belle soirée (et je ne parle même pas de l’escapade à la Banquise ensuite) et je me suis intéressé davantage au groupe. Il était temps, direz-vous. Vieux motard que jamais.

Mais je me suis fait penser à une section de la foule du stade Saputo. Celle qui ne connaît pas encore tout à fait le jeu ni les joueurs.

On est tous passés par là. Mais nous savions bien pourquoi nous y sommes restés.

Parce que nous avons voulu entendre d’autres chansons.

Et que nous avons aimé ça. Grands dieux, nous avons aimé ça. Elles ne sont pas toutes rythmées, mais les harmonies réussies en valent bien la peine.

Il n’y a rien de mal à aller au stade en ne sachant pas trop à quoi s’attendre. C’est un peu comme ça qu’on a tous commencé. Mais ces néophytes, il faut les retenir. Les intéresser.

Faire en sorte qu’ils aient un maximum de plaisir.

Le hic, c’est que certains sont réticents à chercher à en connaître davantage sur le groupe.

L’autre hic, c’est qu’à l’heure actuelle, l’album est difficile à promouvoir.

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