Mise au vert

Préparation en vue de la MLS!

Bonne fête, maman

BONNE FÊTE, MAMAN

Outre notre magnétisme sexuel évident, ma mère et moi avons beaucoup de choses en commun. Nous sommes tous les deux gros comme des poux. Nous prenons tous les deux des heures et des heures pour raconter ne serait-ce qu’une courte anecdote. Nous aimons tous les deux prendre une bonne bière vers 17 heures (sauf qu’elle boit du houblon bon marché, la sorte d’élixir qu’on buvait à 15 ans et qui ne goûtait rien, mais un rien non identifiable qui fait peur un peu, en y repensant).

Et on a tous les deux été opérés pour faire retirer une tumeur de notre être.

Il y a près de cinq mois, dans ce texte, je racontais dans des termes à peine voilés comment ma maman m’avait annoncé qu’elle souffrait d’un cancer. Cette nouvelle m’avait complètement enlevé le goût de regarder le foot à la télé, ce qui m’avait épargné une victoire de 2-1 du Toronto FC. Et pour que je regrette de ne pas avoir assisté à un succès des Reds, il fallait une situation exceptionnelle.

Comme le cancer du sein, par exemple.

Cette cochonnerie m’a pourri la vie pendant un certain temps. À mon ancien bureau, je n’en ai parlé à personne, sauf pour avertir une de mes chargées de projet que j’aurais peut-être un comportement particulier. La chargée de projet qui allait quitter l’entreprise quelque temps plus tard. Bravo champion. Et aussi stupide que ça puisse paraître, au cours des jours qui ont suivi l’annonce, je me sentais bizarre quand j’apercevais la poitrine dénudée de ma propre blonde (désolé chérie, mais il fallait que j’en parle). Ce n’est rien à côté de ce qu’a vécu ma mère. Strictement rien. Mais quand maman a la grippe, j’éternue.

Sauf que ma mère et moi, nous avons autre chose en commun. Nous faisons partie des Fortin du rang Sainte-Famille, à Chicoutimi. Nous sommes faits d’un bon bois.

Cinq mois plus tard, ma mère n’a plus de tumeur. Et la semaine prochaine, à cette heure-ci, elle aura presque terminé tous ses traitements de radiothérapie. Et les superstitieux qui croient que je ne devrais rien dire jusqu’à ce que le médecin prononce le mot « rémission », je ne vous écouterai même pas. La semaine prochaine, à cette heure-ci, elle sera tout près de son but. Elle sera à « ça » d’avoir survécu au crabe. C’est une battante, et si elle a un cul à botter, elle va s’arranger pour qu’il défonce la lucarne.

Et que je voie un autre salopard essayer de stopper un plomb pareil.

Bonne fête maman. Tu me rends fier.

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