Mise au vert

Préparation en vue de la MLS!

Mea culpa, Camara

MEA CULPA CAMARA

Dire que certains soirs, on pensait qu’aucun ne ferait le saut.

Or, il y aura bel et bien un soupçon de 2011 dans l’équipe de 2012. Le défenseur et milieu défensif français Hassoun Camara, joueur de l’année chez l’Impact et membre de l’équipe d’étoiles de la NASL, a signé un contrat d’un an avec le club. Cette nouvelle en a réjoui plus d’un, dont moi-même.

Et pourtant, au début, je ne l’aimais pas.

Voyez-vous, quand j’ai de bonnes raisons (a priori) de ne pas m’intéresser à quelqu’un, voire de ne pas l’aimer, la loi de Murphy frappe de plein fouet et l’objet de mon indifférence fait tout pour être mon ami. Et quand Hassoun est arrivé à Montréal, j’avais (ce que je croyais être) une bonne raison de ne pas l’aimer.

Je me souviens encore de ma réaction après avoir lu le passage suivant d’un article de Frédéric Lord : « Son sac aux couleurs de l’Olympique de Marseille et son survêtement du SC Bastia rappellent que Camara a fait du chemin avant d’arriver à Montréal. » À mes yeux, c’était un comportement répréhensible : un footballeur qui se présentait à un camp d’invités, dans un pays où il n’avait jamais joué, faisant étalage d’articles amassés au cours de son passage parmi les clubs de l’élite française devant de possibles futurs coéquipiers. « Quelle mauvaise idée! », m’étais-je exclamé, ce qui a causé un vaste haussement d’épaules dans mon entourage immédiat.

De tous les sacs et vêtements de sport qu’il possédait alors, Hassoun avait choisi ceux qui criaient bien fort la valeur des clubs qu’il avait fréquentés, lui (et un certain Denis Stinat, ancien de D1 française qui n’a pas été retenu après le camp, ce qui avait entraîné une dépression généralisée chez… hum…).

Le hic, c’est qu’après le camp, il s’est mis à jouer. Et quel beau joueur. Propre techniquement, élégant, qui aime prendre des risques en attaque. Mon genre de joueur. Celui dont le nom était expulsé de mes cordes vocales avec le plus grand nombre de décibels pendant la présentation des joueurs (lui et Ubiparipovic. Parce que j’étais le seul de ma section à savoir comment le dire et que je trouvais ça drôle; un rien m’amuse).

J’ai encore en mémoire son premier but avec le club (et le foutu but égalisateur deux minutes plus tard, mais c’est une autre histoire) et la célébration épique dans les gradins. Nous étions tous devenus des membres de la famille Camara, quelque 10 000 papas et mamans d’Hassoun qui ont explosé en voyant leur chéri faire enfin trembler les filets adverses. Ne manquait que la petite larme. J’exagère à peine; c’était presque une fierté paternelle, sauf qu’un papa n’éprouve pas de doute quand il voit son petit pour la première fois. C’est bel et bien la chose la plus extraordinaire qu’on a vue de toute notre vie, qu’il naisse avec une couche de l’OM autour des fesses ou non (si Toby Ziegler est capable d’aimer…).

Et j’ai compris que si jamais Hassoun, dans 15 ans, décide d’aller terminer sa carrière en jouant 10 minutes par match en National parce qu’il n’a plus les jambes pour l’élite, il aura bien raison de trimbaler ses trucs dans un sac de sports aux couleurs de l’Impact de Montréal. Mea culpa.

Me reste plus qu’à trouver des poux à Nelson Rivas maintenant.

 

Veuillez prendre note que Mise au vert migrera vers un nouveau serveur très bientôt. À moi le .ca!

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