Mise au vert

Préparation en vue de la MLS!

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Quelques réflexions sur Los Angeles 1-0 Houston

QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LOS ANGELES 1-0 HOUSTON

Landon Donovan est le joueur le plus décisif de l’histoire de la Coupe de la MLS

Cinq finales, quatre buts, quatre victoires – et un penalty raté, mais qui n’en rate pas? –, voilà le parcours de Landon Donovan dans les matchs ultimes de la Major League Soccer. L’attaquant du Galaxy a ajouté hier une quatrième Coupe de la MLS à ses trois précédentes, remportées avec les Earthquakes de San Jose (2) et son club actuel. Est-il le joueur le plus décisif de l’histoire de la Ligue dans ce genre de scénario? Probablement. Donovan ne se contente pas de faire le boulot contre les petites équipes pour ensuite disparaître dans les grands matchs (on salue John Terry); sa présence s’est avérée cruciale à un moment où son équipe, à laquelle on avait refusé un but en raison d’un hors-jeu imaginaire, avait le plus besoin de ses joueurs d’impact. Robbie Keane, David Beckham et, surtout, Landon Donovan se sont levés, ce dernier pas pour la première fois. Et peut-être pas pour la dernière non plus.

Cristman n’est pas un sauveur

La surprise du jour, l’inclusion de l’attaquant Adam Cristman dans le onze partant, n’aura pas donné grand-chose : trois occasions franches de marquer, trois échecs. Et ce n’est pas que dans les estrades qu’on a soupiré, car Goldenballs lui-même s’est plaint d’un ratage où il avait servi une passe parfaite à Cristman. Lorsqu’il a été remplacé, à la 57e minute, tous semblaient se dire que c’était 56 minutes de trop. Une sélection déconcertante de Bruce Arena, dont l’équipe aurait logiquement dû mener à la pause.

Montréal est en MLS

Au coup de sifflet final, plus de doute possible : l’Impact de Montréal est une équipe de la MLS. Le chemin menant à la saison 2012 a été ouvert. Il fallait être au pub McLean’s hier soir pour bien saisir l’importance de ce moment; quelques secondes après la fin de la rencontre, alors que Robbie Keane versait une larme, fier d’avoir réalisé un rêve d’enfance – cette blague ne vieillira donc jamais –, quelques dizaines d’Ultras Montréal ont spontanément lancé un « Montréal allez allez ». Les quelques écharpes tendues valaient 1000 mots.

Préparez-vous.

On arrive.

(Et 996 autres mots.)

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Mea culpa, Camara

MEA CULPA CAMARA

Dire que certains soirs, on pensait qu’aucun ne ferait le saut.

Or, il y aura bel et bien un soupçon de 2011 dans l’équipe de 2012. Le défenseur et milieu défensif français Hassoun Camara, joueur de l’année chez l’Impact et membre de l’équipe d’étoiles de la NASL, a signé un contrat d’un an avec le club. Cette nouvelle en a réjoui plus d’un, dont moi-même.

Et pourtant, au début, je ne l’aimais pas.

Voyez-vous, quand j’ai de bonnes raisons (a priori) de ne pas m’intéresser à quelqu’un, voire de ne pas l’aimer, la loi de Murphy frappe de plein fouet et l’objet de mon indifférence fait tout pour être mon ami. Et quand Hassoun est arrivé à Montréal, j’avais (ce que je croyais être) une bonne raison de ne pas l’aimer.

Je me souviens encore de ma réaction après avoir lu le passage suivant d’un article de Frédéric Lord : « Son sac aux couleurs de l’Olympique de Marseille et son survêtement du SC Bastia rappellent que Camara a fait du chemin avant d’arriver à Montréal. » À mes yeux, c’était un comportement répréhensible : un footballeur qui se présentait à un camp d’invités, dans un pays où il n’avait jamais joué, faisant étalage d’articles amassés au cours de son passage parmi les clubs de l’élite française devant de possibles futurs coéquipiers. « Quelle mauvaise idée! », m’étais-je exclamé, ce qui a causé un vaste haussement d’épaules dans mon entourage immédiat.

De tous les sacs et vêtements de sport qu’il possédait alors, Hassoun avait choisi ceux qui criaient bien fort la valeur des clubs qu’il avait fréquentés, lui (et un certain Denis Stinat, ancien de D1 française qui n’a pas été retenu après le camp, ce qui avait entraîné une dépression généralisée chez… hum…).

Le hic, c’est qu’après le camp, il s’est mis à jouer. Et quel beau joueur. Propre techniquement, élégant, qui aime prendre des risques en attaque. Mon genre de joueur. Celui dont le nom était expulsé de mes cordes vocales avec le plus grand nombre de décibels pendant la présentation des joueurs (lui et Ubiparipovic. Parce que j’étais le seul de ma section à savoir comment le dire et que je trouvais ça drôle; un rien m’amuse).

J’ai encore en mémoire son premier but avec le club (et le foutu but égalisateur deux minutes plus tard, mais c’est une autre histoire) et la célébration épique dans les gradins. Nous étions tous devenus des membres de la famille Camara, quelque 10 000 papas et mamans d’Hassoun qui ont explosé en voyant leur chéri faire enfin trembler les filets adverses. Ne manquait que la petite larme. J’exagère à peine; c’était presque une fierté paternelle, sauf qu’un papa n’éprouve pas de doute quand il voit son petit pour la première fois. C’est bel et bien la chose la plus extraordinaire qu’on a vue de toute notre vie, qu’il naisse avec une couche de l’OM autour des fesses ou non (si Toby Ziegler est capable d’aimer…).

Et j’ai compris que si jamais Hassoun, dans 15 ans, décide d’aller terminer sa carrière en jouant 10 minutes par match en National parce qu’il n’a plus les jambes pour l’élite, il aura bien raison de trimbaler ses trucs dans un sac de sports aux couleurs de l’Impact de Montréal. Mea culpa.

Me reste plus qu’à trouver des poux à Nelson Rivas maintenant.

 

Veuillez prendre note que Mise au vert migrera vers un nouveau serveur très bientôt. À moi le .ca!

Étoiles de la MLS c. Manchester United

Étoiles de la MLS c. Manchester United

EN 2018, JE SERAI MEILLEUR QUE FERGIE

 

Je l’avoue bien volontiers, j’éprouve énormément de difficultés à m’intéresser aux matchs des étoiles. Incapable de supporter les patineuses s’échangeant 21 buts, les footballeurs-qui-jouent-avec-leurs-mains semblant jouer encore plus au ralenti que d’habitude ou encore Bud Selig arrêtant tout bonnement un match sous prétexte qu’il n’y a plus de lanceurs, je ne faisais pas le long trajet de ma cuisine à mon salon avec l’enthousiasme juvénile de Selena Gomez dont le portable vibre pour la cinquième fois cette minute-ci. Le match des étoiles de la MLS allait commencer, avec un grand « bof! » dans mon cœur.

J’admets donc que j’ai regardé cette rencontre d’un œil distrait, voire absent par moments (le téléphone a sonné, en plus, juste pour faire exprès). Je plaide coupable; d’aucune façon, je n’ai aidé ma cause, puisque j’ai regardé le match des étoiles avec l’ordinateur sur les genoux. Loin de passer ma soirée à surveiller les mots-clics #MLSALLSTARGAME, #MANUTD et #ROONEYSHAIRISLAMEBECAUSE, j’ai sauvagement sévi dans la ligue espagnole à Football Manager 2010 avec mon Real Madrid (je n’aime pas me compliquer la vie). C’est d’ailleurs l’âme en paix que j’ai retraité sous les couvertures [NDLR – Menteur, il faisait trop chaud, tu étais sur les couvertures.], puisque j’ai enregistré ma partie à la suite d’un retentissant 0-1 à Barcelone, et même pas contre l’Espanyol. À vrai dire, je suis assez fier de ma gestion de ce match, quoi que le vieux Messi (on est en 2018 dans le jeu) était blessé. Qu’importe, on a gagné, et l’histoire de ce type-là me donne envie d’aller porter mon CV au stade Saputo.

Alors, résumé du match : Manchester United a gagné.

Enfin, selon l’acception radicale de résumé, je devrais mettre un peu de viande autour de l’os (celui que les étoiles ont frappé, probablement), mais ce 0-4 reflète assez bien l’allure du match, selon mon œil gauche. Et il est plus fort que le droit, m’a dit l’optométriste.

Et il est temps que cessent ces matchs entre étoiles de la MLS et clubs étrangers. Voilà, je l’ai dit.

C’est vrai, ce n’était que la troisième fois que la MLS perdait ce genre de duel – il y en a eu neuf jusqu’à maintenant. Les étoiles ont même battu Chelsea en 2006 (cela dit, c’était le Chelsea de Mourinho, ce qui signifie probablement qu’il jouait avec leurs têtes), mais c’est neuf buts en deux ans qu’elles se prennent contre des Red Devils qui arrivent fins prêts, après deux ou trois matchs contre des clubs de la MLS, à ficher aux meilleurs éléments de celle-ci une raclée mémorable. Loin de rehausser le profil de la Ligue, ces matchs des étoiles l’enfoncent. Quand on joue contre Fulham ou West Ham, ces grands clubs européens (!), ça passe. Mais un Manchester United qui a presque fini de retrouver ses repères, c’est comme Sir Alex : ça ne pardonne pas.

Si ce n’était que de moi, fini le match des étoiles (peu importe la discipline sportive en fait, et même à l’impro), et fini le World Football Challenge présenté par Herbatruc. Les équipes de la Ligue se retrouvent avec des calendriers absolument congestionnés – d’ailleurs, c’est quoi cette idée, Red Bull, d’envoyer votre club jouer la Emirates Cup? – qui non seulement ne laissent pas de répit aux joueurs, mais nuisent également à la qualité du jeu et, par conséquent, au spectacle offert aux partisans et, par conséquent, aux cotes d’écoute et, par conséquent… pas besoin de faire un dessin.

Bref, Manchester United a gagné. Reste à voir s’ils seront assez bons pour gagner 0-1 contre Barcelone, eux.

Nick Hornby aurait été (un peu) content

Timbers de Portland c. Sounders de Seattle

NICK HORNBY AURAIT ÉTÉ (UN PEU) CONTENT

 

Il y a quelques semaines, j’abordais le sujet délicat des derbys et des rivalités en MLS, ce qui me permettait de rire un peu du Toronto FC en songeant à leur première défaite à Saputo. Dans ce billet, j’affirmais fonder beaucoup d’espoir sur l’opposition féroce que se livrent Seattle et Portland depuis cette année. La MLS est très optimiste quant au potentiel du marché que ces deux villes partagent avec Vancouver qui pourrait, selon la Ligue, devenir un genre de triangle des Bermudes footballistique.

L’avenir nous dira si Don Garber et ses amis ont raison, mais l’après-midi qui vient de passer aura été fort agréable. Les Timbers et les Sounders se sont livré un irrésistible duel rythmé qui s’est soldé par une victoire de 3-2 pour l’équipe de l’État de Washington.

Lorsque le troisième but des Sounders est entré, j’ai tout de suite pensé à Nick Hornby, l’auteur du fabuleux Fever Pitch qui m’a, dans un lointain passé, diverti au cours de bon nombre de trajets en métro. Dans ce bouquin, ce partisan fini d’Arsenal raconte une vie entière passée à soutenir son club d’une façon quasi-aveugle. Une vie qui prend tout son sens ainsi.

En relatant le match d’Arsenal à Highbury contre Norwich en 1989, Nick Hornby dresse une liste d’éléments qui rendent un match de football « vraiment, vraiment mémorable » [tous les passages tirés du livre, en italiques : ma traduction]. Celui d’aujourd’hui correspondait aux caractéristiques suivantes :

Buts

« J’ai une certaine préférence pour la victoire de 3-2 à domicile, dont le but gagnant, marqué très tard, efface un déficit de 0-2. » On y était presque. Victoire de Seattle, 3-2 à l’extérieur, contre leurs plus proches rivaux en plus, après avoir tiré de l’arrière 0-1 puis 1-2. Le plus beau? Le coup franc de Fredy Montero, qui reprend du poil de la bête après quelques matchs difficiles (un seul but en neuf matchs).

Une foule bruyante

Oui, elle était bruyante. Du bruit pendant 90 minutes. Parfois, le même bruit, en boucle, pendant 10 ou 15 minutes.

Cela dit, je m’attendais à quelque chose de grandiose de la part des partisans de Portland, et j’ai été particulièrement déçu. Le tifo déployé était plutôt ordinaire comparativement à celui, monstre, de Seattle plus tôt cette saison. Qui plus est, les Timbers sont plutôt loin du statut royal en MLS.

L’adversaire rate un penalty

Enfin, presque. Il y a eu un penalty, et Troy Perkins est passé à un cheveu de l’arrêter. Mais ce cheveu aura tout changé, puisqu’il s’agissait du but vainqueur d’Osvaldo Alonso.

Un membre de l’équipe adverse mérite un carton rouge

Ça, c’est embêtant, puisque je n’ai pas de préférence entre les deux équipes. N’empêche, la partie aura reçu sa dose de rouge puisque Eric Brunner a été expulsé à la 81e minute pour son mauvais tacle sur Lamar Neagle, qui a donné lieu au penalty susmentionné.

Et voilà. Quatre éléments sur une possibilité de sept. Voilà la recette pour l’un des très bons matchs en Major League Soccer cette saison.

Quels sont les trois autres, me demandez-vous? Allez acheter le livre! Ou payez-moi une bière. Je pourrai vous le prêter…

Timbers de Portland – 2
Perkins, Purdy, Brunner, Danso, Wallace, Marcelin, Chara, Jewsbury, Nagbe (Zizzo, 64e), Alhassan, Perlaza (Cooper, 75e).

Sounders de Seattle – 3
Keller, Riley, Parke, Hurtado (Ianni, 56e), Wahl, Rosales, Alonso, Friberg, à Fernandez (Neagle, 66e), Levesque, Montero (Noonan, 88e).

New York c. Nouvelle-Angleterre

Red Bulls de New York c. Revolution de la Nouvelle-Angleterre

COMMENT NE PAS PRENDRE UN PENALTY ET AUTRES DIVERTISSEMENTS

 

Un match distrayant au Red Bull Arena s’est soldé, ce vendredi, par une victoire de 2-1 des hôtes sur le Revolution de la Nouvelle-Angleterre qui a ainsi encaissé sa quatrième défaite consécutive par un seul but. La pire attaque de la MLS a donc poursuivi sur sa lancée, non sans avoir donné une bonne frousse à la troupe de Hans Backe. Les Red Bulls se retrouvent ainsi en tête de la conférence de l’est à égalité avec l’Union de Philadelphie, accroché aujourd’hui par Salt Lake City (1-1).

1re mi-temps

New York a commencé la rencontre de belle façon, alors que Luke Rodgers a raté une belle chance dès la 25e seconde. Cette action a donné le ton au match, qui ressemblait parfois à une comédie d’occasions ratées, mais qui était très agréable à regarder d’un point de vue neutre.

La 17e minute s’est avérée la minute-type de ce match : un coup franc tiré par le Revolution s’est traduit par une reprise de volée quelque peu brouillon; le ballon a longé la ligne du but, puis passé le deuxième poteau sans jamais quitter le terrain. Les Red Bulls ont ensuite lancé une contre-attaque dangereuse qui s’est pourtant terminée par une interception un peu maladroite. Bref, du beau n’importe quoi, mais pour une raison obscure, il y avait de quoi y prendre du plaisir.

Le match a failli changer du tout au tout à la 33e minute alors que Stephen Keel a fauché Rajko Lekic dans la surface de réparation. Cette action a fait bien mal paraître la défensive new-yorkaise qui, au lieu de créer le hors-jeu, a fait preuve d’une compréhension bien mince (on y reviendra). But facile sur penalty? Pas vraiment.

Selon le très intéressant livre How to Score de Ken Bray, 28 % du filet constituent une zone « imparable » lorsque le gardien occupe sa position de base, c’est-à-dire en plein centre, sur sa ligne. Bien entendu, il faut être en mesure d’atteindre cette zone lorsqu’on tire le penalty, mais en toute logique, deux endroits doivent être évités à tout prix : la hauteur des hanches, à un mètre à la gauche ou à la droite du gardien. Si le gardien se lance du bon côté, il arrêtera le tir presque à coup sûr puisqu’il n’aura qu’à lever le bras s’il s’est dirigé vers le coin inférieur du filet. S’il vise le haut de sa cage, le ballon le frappera au bas du corps

Je vous laisse deviner ce que Shalrie Joseph a fait. Vous avez deux chances.

Ce penalty aurait pu changer la donne pour les joueurs du Revolution, mais il a plutôt réveillé leurs adversaires. À la 37e minute, Thierry Henry a créé le premier but new-yorkais après une course opportune dans la surface. Le Français a centré le ballon, qui a buté contre le pied du défenseur Ryan Cochrane. Le gardien Matt Reis n’a rien pu faire, 1-0 Red Bulls.

2e mi-temps

Ce même Henry a doublé l’avance des siens à la 50e minute en déjouant habilement le pauvre Cochrane, qui n’a vraiment pas connu un grand match. L’ancien Barcelonais a reçu un ballon derrière la défensive, à gauche, et semblait revenu dans les rues de Les Ulis tant ça lui a semblé facile. 2-0, l’affaire est ketchup.

Pas si vite.

À peine quatre minutes plus tard, Zak Boggs a réduit l’écart en reprenant en demi-volée un centre parvenu de la gauche. Il s’agissait là du début d’une grande période de possession pour le Revolution, qui a souvent menacé le but de Greg Sutton, qui a notamment été forcé par Kenny Mansally à faire un excellent arrêt à la 59e minute.

Les Red Bulls ont encore eu chaud à la 72e alors que Jan Gunnar Solli a semblé regarder une jolie fille dans les estrades en passant le ballon en retrait. Mansally, encore lui, a tenté de profiter de cette erreur (c’en est une quand on joue au foot, comprenez-moi bien), mais a complètement raté son tir (comme dans je-louche-et-j’ai-l’impression-que-le-ballon-est-une-dizaine-de-centimètres-plus-à-gauche).

Le Revolution a bien cru égaliser à la 87e minute, mais l’assistant-arbitre a logiquement signalé le hors-jeu.

En somme, une victoire un peu à l’arraché pour les Red Bulls, mais ils seront heureux de prendre trois points dans un de ces matchs où leur défensive est décimée par la Gold Cup. Les joueurs de la Nouvelle-Angleterre, pour leur part, seront sans doute encouragés par le nombre d’occasions franches dont ils ont pu disposer.

Gold Cup, ouf!

Cinq. C’est le nombre de partants que doit remplacer Hans Backe pendant la Gold Cup, l’équivalent de l’Euro ou de la Coupe d’Afrique des nations pour la zone CONCACAF (Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes).

Voilà l’un des effets pervers de cette compétition, qui a lieu alors que la saison bat son plein en MLS. Méchante CONCACAF.

Vraiment?

Non. La MLS est la seule ligue, parmi celles des pays participant à la Gold Cup, dont les activités se poursuivent actuellement. Belle aberration.

Je sais. Notre climat ne nous permet pas de jouer selon le calendrier de la plupart des ligues, et la MLS se ferait manger tout rond par le football-qui-se-joue-avec-un-casque-mais-sans-les-pieds à la télévision. N’empêche, il y a quelque chose de bizarre là-dedans qui nuit à la ligue et qui pourrait y nuire davantage encore.

Imaginez si le calibre de la MLS continuait de s’accroître. S’il fallait que la plupart des partants, dans toutes les équipes, soient des internationaux de la zone CONCACAF. Quelle ligue de piochons on aurait pendant quelques semaines, tous les deux ans!

La défensive des Red Bulls, sans Rafael Marquez, y goûte. Tout au long du match de vendredi, les défenseurs ont ressemblé à quatre poules sans têtes, sans cohésion entre elles. Dans certaines circonstances, on aurait même pu remplacer les défenseurs par quatre vraies poules, et le résultat aurait pu être acceptable. Si c’est ce qui nous attend si mon scénario catastrophe se réalise… ouf! Qu’on commence à entraîner les poussins!

Mais bon, rien ne sert de tirer la sonnette d’alarme pour l’instant. Lors de la Gold Cup 2007, 9,3 % des joueurs provenaient de la MLS. En 2009, ce pourcentage est passé à 12,2 %. Cette année?

11,2 %. Tranquille.

Le temps nous dira si j’ai raison. Pour l’instant, profitons du tournoi et espérons que les matchs de MLS seront aussi intéressants que New York-Nouvelle-Angleterre.

… Tiens tiens, Toronto perd à Los Angeles.

***

Anecdote savoureuse de recherche pour ce billet : selon le site de la FIFA, le Championnat de Grenade de football devrait être en cours à l’heure actuelle. Or, aucun résultat n’a été publié en mai et en juin, et le dernier match joué dans cette ligue remonte au 23 janvier 2011. Les autres ont été remis…

***

2012 s’en vient. Pas parce que l’Impact va dévoiler son commanditaire de maillot. Mais non. Parce que mon billet de saison est renouvelé. ÇA, ça sent 2012.

***

Ça va aller.

Red Bulls de New York – 2 (Cochrane c.s.c., 37e, Henry,50e)
Sutton, Solli, Mendes, Keel, Miller, Ballouchy, Tainio, Lindpere, Da Luz (Rooney, 84e), Rodgers (Hertzog, 65e), Henry.

Revolution de la Nouvelle-Angleterre – 1 (Boggs, 54e)
Reis, Alston, Cochrane, Soares, Domi, Boggs (Nyassi, 85e), Phelan (Mansally, 56e), Joseph, Dabo (McCarthy, 20e), Tierney, Lekic.